Alain Lobognon (1er vice-pdt de la Cnsi), à propos de la vérification de la liste blanche: “Cette opération va s`achever avant le 26 juillet”

Publié le par sethkokohongrie

En quoi va consister la phase physique de la vérification de la liste blanche ?

Il y a ce qu'on appellera la population résiduelle. C'est-à-dire ceux sur lesquels de nouveaux contrôles s'avéreraient nécessaires après les vérifications informatiques. Il s'agit donc de les classer par centres d'état-civil, afin de vérifier sur le terrain, c'est-à-dire dans les centres d'état-civil concernés, la véracité des informations données lors de l'enrôlement. Un exemple simple : un individu, au cours de son enrôlement, a déclaré être né à l'hôpital de Bouna. Et, dans le cadre des vérifications informatiques, il s'est avéré qu'il ne figurait pas dans les bases de données informatiques. Il est maintenant question de prendre son dossier et de l'envoyer au centre d'état-civil de Bouna pour vérifier si effectivement, l'individu en question est né à Bouna, de parents qu'il a déclarés être ses géniteurs au cours de l'enrôlement. L'objectif de cette phase est donc de vérifier s'il a été enregistré à l'état-civil de Bouna. Cette opération se fera très rapidement et va s'achever avant le 26 juillet.

Il semblerait que le Fpi n'est pas d'accord avec le mode opératoire.
Il ne s'agit pas d'être d'accord ou pas sur un mode opératoire consensuel. Dès lors qu'il y a un consensus autour de ce mode opératoire, c'est qu'on est tous d'accord !

Mais ne craignez-vous pas qu'il y ait un blocage plus tard ?
Il ne saurait avoir de blocages. Les uns et les autres sont en train de trouver, aujourd'hui, le consensus absolu pour permettre d'accélérer le traitement manuel.

Que pouvez-vous dire pour rassurer les réticents ?
Il faut se faire mutuellement confiance. Les opérations n'ont pas débuté et il serait déplacé de porter une critique sur les avis émis par d'autres acteurs. Dans tous les cas de figure, il convient de rappeler que pendant longtemps, il y a eu la guéguerre sur le contrôle ou pas, la vérification ou non de la liste électorale. Aujourd'hui, c'est un acquis ! Tous les partis sont d'accord pour la vérification. Maintenant, il s'agit d'aller sur le terrain. Je ne pense pas qu'une partie pourrait s'y opposer. Il s'agit de trouver un accord autour du nombre de personnes et le nombre de jours à mettre pour effectuer cette vérification.

Propos recueillis par MAE:
Nord-Sud

Une vidéo de Seth Koko pour votre réflexion du jour

Inscrivez-vous dans la newsletter et Soyez le premier à visualiser nos prochaines vidéos.


Publié dans Vue dans la presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article