Cinéma / Grande première de "Un homme, une vision" - Issa Malick salue un film campagne pour le FPI

Publié le par sethkokohongrie

Affi-FPI-copie-1.jpg‘’Un homme, une vision’’, le film documentaire retraçant, pendant 1 H 40 mn, le parcours politique de Laurent Gbagbo sera d’une grande importance pour le FPI (Front populaire ivoirien), le parti dont est issu le personnage. C’est Issa Malick Coulibaly, le conseiller du Chef de l’Etat Laurent Gbagbo qui l’a affirmé après la grande première, le lundi 31 mai 2010, au Palais de la culture de Treichville. « Le film entre dans notre projet de campagne. Nous allons le montrer aux jeunes pour qu’ils connaissent davantage le combat de Laurent Gbagbo. En ce jour anniversaire, nous profitons pour lui dire joyeux anniversaire », a traduit Issa Malick, représentant le Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Si la réalisatrice Hanny Tchelley, selon son explication – avant la grande première – n’a pas réalisé un film de propagande, le voilà qui sera utilisé à des fins bien utiles. Et, cette récupération, la réalisatrice s’y attendait, plus ou moins. « Je sais que les autres en feront ce qu’ils veulent », avait-elle prévu. Il était toutefois important, fait-elle savoir le soir de la grande première, de faire un film comme elle le sentait. Portant son regard sur le film témoignage sur la vie d’un homme politique – Laurent Gbagbo – « qui a façonné son rêve », Hanny Tchelley admet que c’est un document sur l’histoire, en particulier, de la Côte d’Ivoire moderne et de l’Afrique en général. Invitant le spectateur dans cette aventure qu’elle qualifie d’exaltante, la réalisatrice le plonge dans un déroulement sans contradiction ni opposition de point de vue, pour cadrer avec une logique : faire comprendre la vision de l’homme politique Laurent Gbagbo, d’où l’annonce « voir pour savoir ». « Beaucoup ont pensé que je faisais la politique pour m’amuser. Je ne suis pas venu pour m’amuser. Je suis venu pour gouverner », soutient dans le film Laurent Gbagbo qui fait de la politique son métier. Aussi la simplicité du personnage marqué, selon le producteur Abderrahmane N’diaye par un parcours exceptionnel va le convaincre à assurer la production du film documentaire. Pour, dit-il, immortaliser le parcours de Laurent Gbagbo. « Un homme qui ne s’est jamais fait acheter », soutient le suisse Jean Ziegler, homme politique, sociologue et écrivain. Si pour Laurent Gbagbo « le salut se trouve dans la lutte pour la démocratie », il dit bâtir son combat sur deux legs : le socialisme et la chrétienneté. Cette « force de caractère de l’homme », dixit Laurent Dona Fologo, est bien soutenue dans le témoignage de ses camarades de combat politique. Après avoir connu la prison, la clandestinité, l’exil pour ne pas laisser mourir une idéologie née dans un environnement de parti unique, le FPI et Laurent Gbagbo accèdent au pouvoir d’Etat. « On m’a fait du mal dans ce pays. Dans la classe politique, tout le monde m’a fait du mal. Si j’avais voulu me venger, le pays allait s’exploser », confie Laurent Ggbagbo dans ses habits de Président de la République de Côte d’Ivoire. Le film est une balade dans les jardins de la résidence présidentielle, au Palais présidentiel, lors des meetings, marquée d’une plongée dans les archives sur la vie de Laurent Gbagbo. Un parcours que la réalisatrice fait revivre avec des choix musicaux qui traduisent soit le combat (Amédée Pierre – soklopko ; John Kiffy), soit la tristesse ou la compassion (Ali Farka Touré – Amandrai ; Salif Kéita) ou encore la victoire (Meiway – On a gagné).
Koné Saydoo

Publié dans Vue dans la presse

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