Circulation de l`argent sale dans l`espace Cedeao: Le rapport annuel présenté à Abuja

Publié le par sethkokohongrie

MT_Abuja.JPGLe Groupe inter-gouvernemental d`action contre le blanchiment d`argent et la lutte contre le financement du terrorisme, en abrégé GIABA crée en 2005 à Dakar au Sénégal a tenu le jeudi 27 mai 2010 une rencontre de haut niveau avec des représentants de la presse de la sous région dans la capitale fédérale du Nigeria, à Abuja pour faire le point sur l`évolution de l`institution et présenter le rapport annuel de 2009.

Dirigé par Dr Aboullahi Shehu, le Giaba reppelons-le est composé de tous les Etats membres de la CEDEAO mais aussi de plusieurs intitutions finaciercières et organisations impliquées dans la repression contre le blanchiment d`argent et la lutte contre le financement du terrorisme. A ce titre, nous pouvons citer le GAFI (groupe d`action financière), les NU (les Nationas Unies), la Banque Mondiale, le FMI et les autres principaux bailleurs de fonds bilatéraux, dont la France, le RU, les USA et le Portugal, bénéficiant tous du statut d’observateur en son sein. De même, des pays comme la Mauritanie et la République Démocratique de Sao Tomé et Principe ont également leur statut d`observateurs au près du GIABA.

Le centre Sheu Musa Yar`Adua, (le nom d`un lministre et grand frère du Présidents Umaru Yar`Adua, décédé recemment), a accueilli auprès des responsables du GIABA dirigés par Abdoullahi Shehu, son DG, d`imminentes personnalités représentant la CEDEAO, le corps diplomatique et consulaire ainsi que des représentants d`autres institutions internationales affiliées à l`organisation.

Ont pris pris part également à ce rendez-vous des étudiants évoluant à Abuja, venus en nombre participer à la rencontre dans ce vaste auditorium.

A cause de la célébration du 37ème anniversaire de la création de la CEDEAO, le 27 mai 1975, celle des journées de la démocratie au Nigéria et le lancement des festivités marquant le mois de l`enfant, la cérémonie du GIABA a été résumée par l`unique communication de son Directeur Général suivie de plusieurs entretiens avec des représentants de la presse de la sous région, venus de la Guinée, du Ghana, de la Gambie, du Sénégal , du Burkina Faso, de la Sierra Léone, du Togo, de la Côté d`Ivoire, du Niger, du Benin, du Mali et renforcés par des confrères du Nigeria.

Dr Shehu Abdoullahi a mis l`occasion à profit pour qualifier le GIABA comme un "véritable instrument de développement économique de la CEDEAO" avant de revenir largement sur le plan d`action triennal 2007-2009 de l`oganisation résumé en huit points à savoir:

-L’appui aux états-membres de la CEDEAO pour la promulgation d’une législation appropriée, dans les cas où celle-ci serait inexistante, et le renforcement de la législation existante, dans le but de se conformer aux normes acceptables et meilleures pratiques internationales, notamment aux 40+9 Recommandations du GAFI et aux autres conventions internationales appropriées ;

-La conduite d’évaluations mutuelles des états-membres sur la base de la Méthodologie 2004 révisée du GAFI (révisée de temps à autre) ;

-L’organisation d’exercices de typologies permettant de déterminer les méthodes, intermédiaires et caractéristiques possibles du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme au sein de la région ;

- L’appui aux Etats membres, afin d’aider ces derniers à mettre sur pied et entretenir des CRF, ainsi que d’autres mesures LBA/CFT ;

-La promotion de partenariats stratégiques avec la société civile et les autres parties prenantes et

- Le renforcement de la coopération régionale et internationale.

De ce plan, Dr Abdoullahi a souligné d`importantes avancées réalisées sous sa direction dont l`adoption par les Etats membres d`une législation contre le blanchiment d`argent et le financement du terrorisme et la mise en place progressive des cellules de renseignement sur les opérations financières (CRF) et la collaboration avec des organisations de répression comme Interpol. Et ce, en s`appuyant également sur une large sensibilisation par l`implication de la sosiété civile et de la presse, comme en témoigne cette rencontre d`Abuja.

Très prochainement, le GIABA qui a acquis un statut international dans cette lutte pour traquer les bandits à col blancs qui pullulent dans nos Etats et dont la nuisance perturbe dangereusement le processus de développement, ambitionne d`aller plus loin en encouragent ses membres à poursuivre toute personne morale ou physique reconnue impliquée dans de telles opérations. Le but étant de favoriser le développement économique des Etats membres et de participer au renforcement de la sécurité dans la sous-région.

Un objectif très louable, d`après certains participants qui attendent de voir tout de même comment la CEDEAO pourra finir avec l`impunité au sein de leurs Etats, où des dirigeants sont souvent accusés de piller les ressources de leurs pays, voir entretenir ou encourager si non s`impliquer dans des réseau de trafic de drogue, rien que pour s`enrichir et se taper des comptes garnis et des résidences modernes loin de leur pays d`origine. Tout un défi !

Notons que pour cette rencontre du Giaba, deux journalistes ivoiriens ont participé aux travaux. Degny Maixent de la Première chaine et Traoré M. Ahmed de l`Expression; qui en sa qualité de président du réseau des journalistes ouest africains contre le blanchiment d`argent était installé sur la table d`honneur.

Publié dans News inter

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