Désarmement - Voici les Com’Zones qui s’opposent

Publié le par sethkokohongrie

Sherif-decapotable.jpgLes Forces nouvelles (ex-rébellion armée) ne veulent pas déposer les armes pour que se tienne une élection présidentielle libre et transparente. Selon des sources concordantes, cette position des FN serait, en réalité, celle de l’aile militaire de l’ex-rébellion. Principalement des Com’Zones (les chefs rebelles qui règnent sur certaines localités) dont trois constituent les farouches opposants à tout désarmement. Il s’agit, a-t-on appris, de Touré Hervé dit Vetcho, Com’Zone de Katiola, ancien patron de la garde rapprochée de Guillaume Soro, SG des Forces nouvelles et actuel Premier ministre ivoirien. Les deux autres chefs rebelles réfractaires au désarmement sont Losséni Fofana alias Loss, Com’Zone de Man et l’inénarrable Cherif Ousmane, Com’Zone de Bouaké. Contrairement à ces trois Com’Zones, leurs sept autres homologues sont soit favorables au désarmement soit hésitants. Au dire des sources, c’est en marge du conclave des Forces nouvelles tenu à Bouaké, le 16 février 2010, que les radicaux de l’aile militaire, en majorité des pro-Alassane Ouattara, ont rallié à leur position de refus du désarmement, les Com’Zones hésitants. Du coup la plate-forme des Com’Zones opposés au désarmement avant la tenue de l’élection présidentielle s’est élargie. Face à cette situation, les rares Com’Zones favorables au désarmement ainsi que l’aile politique des FN ont affiché un profil bas. A cela, il faudra ajouter la pression faite par les commanditaires de la rébellion armée notamment Alassane Dramane Ouattara sur les FN afin «qu’elles conservent leur position». Depuis 2003, les Forces nouvelles tiennent une économie florissante parallèle dans les zones qu’elles occupent par les armes. Cette économie est fondée sur un vaste trafic illicite de café, cacao, bois, or, diamant, etc. Mais également sur un racket tous azimuts dont sont victimes, les camionneurs et les voyageurs. Le Com’Zone de Man, Losséni Fofana dit Loss et ses hommes écument l’Ouest du pays où ils contrôlent le trafic de café-cacao et de minerais. Touré Hervé dit Vetcho contrôle le trafic au centre du pays. Quant à Cherif Ousmane, «l’ange exterminateur» comme l’appellent affectueusement, dit-il, certains éléments du contingent français Licorne, il n’a jamais inscrit sur son agenda, le désarmement avant les élections présidentielles. Ou plutôt, avant la victoire vaille que vaille de Ouattara à ces élections. Chef de file des pro-Ouattara, le Com’Zone de Bouaké ne fait pas mystère de son opposition au désarmement. Il le traduit d’ailleurs dans les faits, en poursuivant le recrutement, l’équipement et l’encadrement de nouveaux combattants pour ses troupes qu’il a baptisées «compagnie guépard». Autre fait notable, Cherif Ousmane rechigne à accroître le nombre de ses hommes au sein du centre de commandement intégré (CCI), les unités mixtes comprenant les éléments de l’armée régulière (FDS) et les FN. Didier Depry didierdepri@yahoo.fr

Publié dans News Abidjan

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