Dommage, l’humiliation de Gbagbo a commencé !

Publié le par sethkokohongrie


gbagbo penseQui l’eût cru ! Ce jeune élégant garçon de quarante cinq ans, à peine doté du droit constitutionnel, d’éligibilité à l’élection présidentielle en 1990 qui se présente contre l’illustrissime Félix Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo, qui promettait, monts et merveilles aux Ivoiriens, risque d’être la poussière de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Une séquence inoubliable, hélas, mais que l’on balaie une fois évoquée. Gbagbo, est l’homme qui est arrivé au pouvoir par roublardise. Gbagbo, c’est le président qui n’a ni construit, ni bâti, ni réparé et qui n’a laissé que des larmes et des déceptions et des regrets à ses farouches partisans. Il est le désormais président auteur de charnier, de déchets hautement toxiques importés, le président jouisseur à satiété et l’incarnation de l’insouciance. Malgré cette condamnation sans appel, il perd les élections le 28 novembre 2010 et refuse de céder le pouvoir au vainqueur sans aucun prétexte annoncé. Au départ de cette forfaiture, une assurance obtenue de l’armée de le soutenir sans aucune faille et la promesse de certains ‘’pays amis’’ qui pourraient influencer sur la communauté internationale pour l’aider à bénéficier d’un partage de pouvoir à défaut de le confisquer entièrement. Toute cette opération montée sur conseil de chefs de communautés chrétiennes, et aussi de féticheurs et de marabouts. Des gourous dont le seul objectif est de se remplir les poches. Des les premières heures de ce scénario, le président élu, le Dr Alassane Ouattara, l’homme conséquent et grand connaisseur des méandres de la politique au plan national et international a prévenu. « Je demande à monsieur Gbagbo de céder le pouvoir, je ne veux pas l’humilier. S’il part pacifiquement, je lui réserverai un digne statut d’ancien Chef d’Etat… » M. Gbagbo s’est entêté et le voici sur la route de l’humiliation. Ainsi, depuis le lâche massacre des femmes à Abobo par ses hommes, il a honte d’assumer et n’a eu de réaction que de demander à ses porte-paroles de nier carrément les faits. Une honte ! La semaine suivante, il a connu la deuxième humiliation en réalisant que la communauté internationale l’a lâché après avoir découvert qu’il n’est que l’homme des contre-vérités. Un président qui dit et se dédit sans scrupule. Un président qualifié par les Etats Unis de faillite morale et qui a du mépris pour la vie humaine. Tous ces qualificatifs ne produisent que la honte pour son auteur, mais aussi pour ses proches et même pour l’Ivoirien tout court. Mais l’humiliation, version toute catégorie est proche. Depuis hier lundi 14 mars, la résidence du Chef d’Etat-major de l’armée a été attaquée ; le pimpant général quatre étoiles, Philippe Mangou soupçonné de prendre ses distances, est porté disparu depuis quelques semaines. En tout cas, le général très prolixe s’est tu et ne se présente plus en public. La rumeur l’a logé d’abord au 43e Bima puis dans une ambassade. Aux dernières nouvelles, il serait déjà déchu de son titre de Cema au profit de Dogbo Blé. Nous ne connaissons pas encore les auteurs de l’attaque. Mais les armes utilisées ne seraient pas celles généralement utilisées par le commando invisible. Qu’arrivera-t-il demain au général Kassaraté, soupçonné par la rumeur d’abandonner le Woudy? Quand à Gbagbo, il a cru bon de ne pas se rendre à Addis-Abeba. Ses pairs ont certainement décelé le mépris qu’il leur a exprimé et le retour ne se s’est pas fait attendre. Tout le monde a reconnu unanimement la victoire du président Alassane Ouattara. Il a huit petits jours pour quitter le palais présidentiel. Son ami Yao N’dré lui, a adressé une note à l’Union Africaine pour expliquer son absence par une nécessité d’intervention chirurgicale. Le navire de Gbagbo prend de l’eau et chacun cherche son canneau de sauvetage. Demain, un demain très proche, Gbagbo va se raviser, l’armée va retrouver ses vrais reflexes et se rallier au président élu, SEM Alassane Ouattara. Gbagbo sera seul et plus aucun président étranger ne voudra de cet ‘’ ancien sans honneur’’. ‘’Il tombera comme un fruit pourri ‘’ ! C’est malheureusement la voie qu’il va emprunter s’il dépasse le carrefour de la déclaration attendue dans les 24 heures, selon son porte-parole Ahoua Don Melo, sans renoncer à sa funeste entreprise de confiscation du pouvoir d’Etat par la force.

source /  le Mandat G. A

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