Election présidentielle : Wodié condamne le double jeu des signataires de l`Accord de Ouagadougou

Publié le par sethkokohongrie

WodieLe président du Parti ivoirien des travailleurs (Pit), Francis Wodié a appelé les Ivoiriens qui veulent au plus tôt les élections, à la formation du "Front pour les élections en Côte d’Ivoire" . C’était ce dimanche 2 mai à la Maison de la presse d’Abidjan (Mpa), à l’issue d’une rencontre de la direction du son parti.

Prévu pour fin avril début mai selon le communiqué du dernier Cadre permanent de concertation (CPC) tenu à Ouagadougou, le premier tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, n’a pu se tenir. Pour Francis Wodié , « l’élection présidentielle constitue la porte de sortie de la crise ». C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, «tous ceux qui sont partisans de la paix et de la normalisation de la situation doivent se faire une religion d’organiser et de faire organiser au plus tôt l’élection présidentielle ».

En tout cas, le Parti ivoirien des travailleurs condamne le double jeu qui consiste à signer des engagements et à ne pas les respecter. Le leader du Pit n’a pas caché ses inquiétudes. « La colère nous envahit, et la violence risque de déborder comme la seule arme pour obliger à organiser l’élection présidentielle et pour sortir de l’impasse de cette crise artificiellement et scandaleusement entretenue » a-t-il prévenu.

Selon Francis Wodié, le Premier ministre Guillaume Soro et le Président Laurent Gbagbo sont d’accord pour faire perdurer la crise. Car, a-til dit, au lieu de respecter scrupuleusement le mode opératoire relatif au contentieux administratif et judiciaire de la liste provisoire, ils renvoient les Ivoiriens à un nouveau mode opératoire non prévu . Ce qui est « nécessairement source de contestation et de conflit», a dit le Pr Wodié. Pour qui, la commission électorale indépendante (Cei) doit se ressaisir pour récupérer l’intégralité de ses pouvoirs et les exercer effectivement avec diligence, auu risque de se rendre complice de par son silence et son immobilisme.

Selon Wodié, si Guillaume Soro et Laurent Gbagbo ne peuvent pas débloquer la situation, qu’ils démissionnent.

Parlant de l’Apo, le premier responsable du Pit affirme que cet accord a échouél, puisqu’il n’a pas pu résoudre les problèmes dans les délais.

Franck YEO

Publié dans News Abidjan

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