Francis Wodié président du PIT: "Nous allons mettre en place un front pour des élections urgentes"

Publié le par sethkokohongrie

Wodie.jpg«Certains vont jusqu’à s’étonner qu’on exige l’organisation immédiate d’élection. Comment s’étonner d’une telle exigence si on aime vraiment la Côte d’Ivoire ? Le pays a besoin d’élections, je disais à des membres de mon parti que nous allons mettre en place le Front pour les élections urgentes ; quand vous abrégez ça donne : FEU », a indiqué, pour faire rire son auditoire, le président du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT) lors de la dédicace de son ouvrage « Mon combat pour la Côte d’Ivoire ». C’était le mardi dernier, à l’hôtel du district d’Abidjan lors d’une cérémonie qui aura été une autre occasion pour l’auteur, de donner les raisons qui l’ont poussé à mettre à la disposition de ses contemporains, ce livre entretien de 387 pages au relent autobiographique, qui comme une torche éclaire, le lecteur sur son parcours intellectuel, politique et les coulisses de l’intimité de l’érudit en droit constitutionnel. Prenant la parole, Wodié ne s’est pas fait prier pour porter la cognée au pouvoir en place : « on ne peut pas continuer de voir des mécréants sans foi continuer de couvrir le pays de salissures (…) je dis en plaisantant un peu, que chez nous, le pouvoir est une fin en soi. Des sauvages politiques sont prêts à tuer l’arbre pour avoir le fruit de l’arbre. Quelle est cette logique ? », s’interroge l’ex-doyen de la Faculté de droit d’Abidjan. Avant de poursuivre : « les deux principaux pouvoirs sont le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Dans la réalité, chez nous, on passe de deux pouvoirs à un seul pouvoir et très rapidement, au pouvoir d’un seul », fait remarquer Francis Wodié. Pour qui, la faute incombe à tous, car les populations ivoiriennes développent une mentalité de sujet et non de citoyen. « Devenons citoyens conscients et responsables pour qu’ensemble, nous puissions transformer le pays ». Durant plus d’une demi-heure, l’homme fort du PIT a attiré l’attention de son auditoire sur la nécessité d’aller vite à des élections crédibles et transparentes : « le changement, pour nous, passe par l’élection présidentielle. Ceux qui refusent les élections doivent s’attendre malheureusement à recevoir le feu un jour. Le feu a déjà trop brûlé, il est bon de faire en sorte que nul n’est besoin de recourir au feu pour régler les problèmes majeurs du pays, car parfois il faut le feu pour éteindre le feu », soutient le juriste face au blocage actuel du processus de paix. Quant à son œuvre qui s’équilibre harmonieusement en cinq parties, présentée par le Pr. Koukou Germain, il retrace la vie de l’homme Wodié en partant de l’enfance à l’adolescent, l’éveil de l’intellectuel et son projet de société pour les cinq années à venir.

Moussa keita

Publié dans News Abidjan

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