Interview - Contentieux judiciaire, présidentielle, Cei… - Anne Ouloto (Porte-parole principale d’Ado) charge

Publié le par sethkokohongrie

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« S’il n’ y a pas élection, Gbagbo ne sera plus chef de l’Etat »
« Des juges se comportent comme des fraudeurs »

Anne Désirée Ouloto, la porte-parole principale d’Alassane Dramane Ouattara (Ado), candidat à l’élection présidentielle, tient au respect du 31 octobre 2010, date fixée pour la présidentielle en Côte d’Ivoire. Dans l’entretien qu’elle nous accordé, elle se prononce entre autres, sur le contentieux judiciaire, la présidentielle et la Cei.

Le contentieux électoral, marqué par des demandes de radiation massives sur la liste électorale provisoire, suscite en ce moment, une vive tension dans plusieurs villes de la Côte d’Ivoire. Quel regard portez-vous sur ce qui se passe aujourd’hui ?
Anne Ouloto : J’observe tout cela avec beaucoup de dégout. Le régime Fpi est un régime sans foi ni loi. C’est dommage qu’on traite cette question portant sur la nationalité ivoirienne, avec tant de haine et de mépris pour la dignité humaine. Quand on parle de fraude sur la nationalité, cela me faire rire. C’était pour éviter toutes ces questions de fraude sur la nationalité, que le premier ministre Alassane Ouattara, en son temps, avait institué les cartes de séjour. Un Etat digne de ce nom, fait une distinction nette entre ses nationaux et les non nationaux. L’élément que vous avez pour distinguer un national d’un non national, c’est la Carte nationale d’identité pour le premier, et la carte de séjour pour le second. Cela nous aurait évité d’être dans cet imbroglio qui n’a ni tête ni queue. Pour une affaire d’élection, a-t-on besoin de traquer des individus, de façon aussi malsaine ? Parmi ces nombreuses personnes qu’on veut radier de la liste électorale, il y a peut être d’honnêtes citoyens, des Ivoiriens de naissance ou d’adoption, peu importe. Le plus important, c’est que ce sont des Ivoiriens qui sont certainement en train de se voir spolier de leur nationalité. C’est intolérable, c’est inqualifiable. Nous pensons que le débat n’est pas bon. Le Fpi se comporte comme si c’était lui qui avait le sceau de la nationalité. Ils ne sont qu’un groupuscule d’individus quoi se sont emparés du pouvoir depuis 2000, et qui aujourd’hui, ont fait vivre aux Ivoiriens, tous les cauchemars inimaginables que nous avons vécus jusqu’à ce jour. Le Fpi n’a donc pas de leçon à donner à qui que ce soit. Personne ne veut de fraude. Personne ne veut qu’il y ait des non Ivoiriens sur la liste électorale. Mais nous ne voulons pas non plus que des Ivoiriens soient abusivement radiés selon le bon vouloir du Fpi. Il ne faut pas que nous restions dans un silence lâche pour regarder le Fpi attiser cette flamme ivoiritaire, et nous ramener en arrière. On vient de très loin. Cette question de crise ivoirienne, tout le monde le sait, est partie d’une crise identitaire. A quelques semaines de l’élection présidentielle, il faut que le Fpi arrête de mettre en péril le processus de sortie de crise. Il faut que cette question (Contentieux) soit traitée avec plus de sagesse et de respect pour les Ivoiriens.

L’application du mode opératoire semble poser problème au niveau du contentieux. Certains estiment que les demandes de radiation devaient passer par la Cei avant de se retrouver à la justice, et que les juges radient abusivement à partir des dénonciations calomnieuses et à l’absence des personnes incriminées. Qu’en dites-vous ?
Malheureusement, les juges se comportent comme des fraudeurs. Si vous ne respecter pas le mode opératoire, cela veut dire que vous vous engagez dans une logique illégale et d’irrégularités. Vous êtes donc pour la fraude. Le Fpi est en train d’institutionnaliser la fraude autour de cette question de nationalité. Dejà depuis l’affaire Mambé, quand on nous a brandi cette affaire de 429.000 supposés fraudeurs avec la complicité de la Cei, nous avons proposé au Rdr qu’il fallait suspendre cette question de cas litigieux pour se consacrer à la liste provisoire des 5,3 millions et aller aux élections. Une fois l’élection terminée, nous aurions pris le temps de traiter avec diligence et avec beaucoup de sagesse, conformément au Droit, ces cas litigieux. C’était cela la solution. Mais aujourd’hui, le Fpi se permet de dresser, sur une considération qui lui est propre, de longues listes de 6.000, 3.000, 12.000 noms à radier. Il établit des listes arbitraires qu’il envoie aux juges. On tente de faire radier aux audiences, les personnes inscrites sur ces listes, à leur absence. Et malheureusement, ce sont des hauts cadres de ce pays qui se comportent ainsi. Ces cadres qui dressent des listes sans aucune preuve, méritent d’être poursuivies. Si nous voulons suivre le Fpi dans cette logique, nous risquons de nous installer dans un cercle vicieux, et l’élection n’aura pas lieu. C’est ce que le Fpi veut. Tout cela procède d’une sorcellerie politique. Ce que les responsables du Fpi, font, ce n’est pas humain. Que le Fpi arrête de distraire les Ivoiriens. Il faut revenir à des proportions normales. La vraie question de fraude, c’est celle portant sur les concours d’entrée à la fonction publique, de l’école de police etc…La fraude sur la nationalité, ça existe partout dans le monde. Il suffit d’avoir des mécanismes fiables dans un pays, qui permettent de faire en sorte que ceux qui ont la nationalité soient vraiment des Ivoiriens et ceux qui demandent la nationalité, se conforment à la réglementation en vigueur, c’est tout. On ne peut pas laisser un parti moribond nous mener vers le chaos, parce que les questions sur la nationalité, ce sont des questions d’existence. Ces personnes que vous allez spolier de leur nationalité, il faut éviter d’en faire des apatrides. Que deviendront ces personnes ? Elles deviendront forcément dangereuses pour la nation ivoirienne, pour la paix.
Les responsables du Fpi disent ne pas comprendre la réaction du Rdr alors qu’ils sont à la recherche d’éventuels fraudeurs sur la liste électorale. Est-ce que le Rdr se sent particulièrement visé par ces radiations ?
Lorsque le Fpi a déversé les déchets toxiques en Côte d’Ivoire, est ce que le Rdr n’a pas réagi ? Lorsque le Fpi a fait le charnier de Yopougon, le Rdr a réagi. Quand le Fpi organise des fraudes massives sur la base du tribalisme à l’école de police, le Rdr a réagi. Mais le Rdr n’a pas réagi seul, les Ivoiriens ont réagi, le Rhdp a réagi. Mais la question qu’on doit poser au Fpi, pourquoi c’est la réaction du Rdr qui les inquiète, les intéresse ? C’est Parce qu’ils savent très bien que tant que Ouattara sera candidat, Laurent Gbagbo ne sera jamais réélu président de la République. C’est parce que pour eux, Ouattara est l’homme à abattre, c’est l’homme qui les effraie, c’est l’homme qui fait peur, qui fait trembler le pouvoir en place. Le Rdr réagit parce qu’il s’agit d’une question qui porte sur la vie des Ivoiriens et nous avons l’obligation de réagir. Nous ne sommes pas des laches. Alassane Dramane Ouattara qu’eux mêmes avaient taxé de non Ivoirien il y a quelques années, est Ivoirien. Ce sont eux aujourd’hui qui se pavanent dans le village de la mère d’Alassane Ouattara et qui sont fiers d’aller dire qu’ils étaient dans son village pour faire des dons à la communauté de Gbélégban. Cela veut dire tout simplement que le Rdr est dans son bon droit parce que nous avions aussi été victimes de cette barbarie, de cette tentative d’expoliation de la nationalité d’Alassane Dramane Ouattara. Nous ne voulons pas que des Ivoiriens souffrent de ce que Ouattara a souffert.

Le Rdr ne se sent-il pas laissé pour compte par ses alliés du Rhdp, notamment le Pdci qui apparemment n’est pas solidaire de son combat ?
Le Rdr ne mène aucun combat particulièrement. Nous ne menons pas de combat par rapport à cette question d’identité. Nous menons un combat général pour la survie de la Côte d’Ivoire. Nous menons un combat pour que le Fpi soit dégagé de ce pouvoir d’Etat. C’est ce combat là que nous menons et nous le menons avec le Rhdp. Nous n’en faisons pas trop. Mais si nous avons des militants ou d’autres Ivoiriens qui se sentent menacés par ces agissements du régime en place, nous avons l’obligation de les accompagner et de dénoncer cet état de fait. Nous l’avons fait et le Rhdp, à travers son président Djédjé Mady a fait une déclaration dans ce sens. Moi je ne vois pas en quoi on peut dire que le Rdr se sent seul dans ce combat. Ces milliers d’Ivoiriens qui se voient spolier de leur nationalité, peut être sont-ils dans la même situation qu’a vécu Ado à un moment donné. On nous rapporte que le neveu d’Issa Malick Coulibaly (Directeur national de campagne de Gbagbo) est dans cette situation. Mais c’est honteux pour Malick Coulibaly. Comment se sent-il dans cette situation ? Comment pouvez- vous expliquer que celui qui, hier à Abengourou était l’un des hommes de main d’Assoa Adou, est traduit devant la justice par le même Assoa Adou au motif qu’il ne serait pas Ivoirien parce qu’il a quitté le Fpi. Est-ce que pour être Ivoirien, il faut être du Front populaire ivoirien ? Mais Placide Zoungrana, aujourd’hui incarcéré par le Fpi, porte bien le nom Zoungrana. Burkinabè d’origine, mais tout le monde sait qu’il est Ivoirien. On peut être ivoirien par naturalisation, par mariage. La loi le dit. Il faut qu’on respecte la loi. Qu’on laisse tranquille ceux qui sont Ivoiriens. Ceux qui ne sont pas Ivoiriens, ils n’ont pas intérêt à être sur la liste électorale. Le Rdr n’a pas besoin de non Ivoiriens pour voter Alassane Dramane Ouattara. Ce sont des Ivoiriens qui voteront Ado. Quand il fait ses tournées en Côte d’Ivoire, il rencontre des chefs traditionnels. Il était récemment à Katiola, à Tafiré, à Niakaramadougou. Ce sont des Ivoiriens qu’il est allé voir. Il n’y avait aucun Burkinabé là-bas. Quand Ado est allé dans la zone d’Adzopé, Alépé, il a été voir des Ivoiriens. Ce ne sont ni des Burkinabé ni des Maliens encore moins des Kenyans qu’il est allé voir. Quand Ado est allé à l’ouest dans le moyen cavally, ce sont des chefs traditionnels et des populations Wê qu’il a rencontrés. Qui organise en Côte d’Ivoire la communauté Cedeao avec Kima Emile ? C’est bien le Fpi. Mais pourquoi ont-ils besoin d’identifier ces étrangers ? Que font-ils nuitamment avec ces étrangers ? Qu’ils arrêtent de nous distraire. Revenons à l’élection présidentielle. Si le Fpi n’est pas capable de régler les problèmes, revenons donc à la liste de 5,3 millions qui est déjà fiable. Suspendons toutes ces procédures actuelles si cela doit nous amener à la crise. Allons aux élections avec la liste déjà validée. Après l’élection présidentielle, on s’assoira et on va régler ce problème portant sur la nationalité. On saura qui veut ou ne veut pas frauder, qui a le droit ou pas d’être Ivoirien. Il faut éviter de faire des amalgames entre la question de la nationalité et l’élection présidentielle. Au bout du compte, je vous dis qu’on ne s’en sortira pas dans cette affaire, avec plus de 0,5% de personnes radiées de la liste électorale.

Pensez-vous que dans une telle atmosphère, la Cei pourra publier la liste électorale définitive à temps ?
Il faut que la Cei prenne ses responsabilités. Elle sait qu’elle a intérêt à les prendre. Elle est la Commission électorale indépendante. Elle n’est pas la Commission électorale du Fpi ou de Laurent Gbagbo. C’est une Commission qui est au-dessus de tout. Et qui doit à un moment donné, trancher, nous donner une liste définitive et s’assurer que nous avons tous des cartes d’électeur et que nous pouvons tous aller aux élections.

La Cei semble avoir quelques problèmes avec la Primature, du moins avec des collaborateurs du premier ministre, qui ne lui font pas de cadeaux. Ces personnes envisageraient même une mise à l’écart de cette Institution. Qu’en pensez-vous ?
Je ne peux pas me prononcer sur des rumeurs. J’estime que ce sont des rumeurs. Ce que je dis, c’est que nous avons un instrument qui est la Cei qui doit s’arranger pour avoir ses pleins pouvoirs pour nous amener à l’élection présidentielle du 31 octobre.
Pensez-vous que la Cei a la force et les moyens nécessaires pour arracher les pouvoirs dont vous parlez ?
La Cei, techniquement, à tous les éléments. Ce qu’il lui faut aujourd’hui, c’est un appui financier. C’est donc un combat national que nous devons mener pour qu’elle dispose de cet appui financier. Nous devons le mener avec toutes les forces vives du pays, la société civile, l’opposition et tous les Ivoiriens. Nous allons mener ce combat. Souvenez-vous en février 2010, lorsque le chef de l’Etat s’est trompé pour dissoudre la Cei, vous avez vu ce qui est arrivé ! Il s’est vite ravisé et la semaine qui a suivi, la Cei a été réinstallée dans ses droits. C’est vous dire que ce combat pour l’élection présidentielle est le nôtre. C’est le combat des Ivoiriens. Nous allons nous battre pour que la Cei puisse travailler correctement jusqu’au bout. Je profite pour rappeler à la société civile, à tous les Ivoiriens, que la Côte d’Ivoire joue sa crédibilité. Ce n’est pas parce que le Fpi est au pouvoir et que les dirigeants de ce parti, n’ont pas le sens de la responsabilité, que nous devons les accompagner dans leur logique. Il appartient aux Ivoiriens, de prendre leurs responsabilités, de s’imposer et de faire en sorte que l’élection présidentielle ait lieu. Ce n’est pas à nous de nous laisser faire car nous savons pertinemment que le Fpi est minoritaire. L’expérience nous l’a montré. Vous avez vu en février dernier. C’est le sens élevé de la responsabilité des présidents Ouattara et Henri Konan Bédié, qui nous a conduits à la situation de calme jusqu’aujourd’hui. La période de violence est passée. Nous devons aller aux élections dans la paix et les gagner par la paix pour une paix durable. Nous devons faire en sorte que la Cei nous mène à l’élection du 31 octobre. Et c’est possible d’y arriver. Le seul argument du Fpi pour ne pas y aller, c’est le contentieux judiciaire. Mais là encore, cet argument ne tient pas la route.

Il y a aussi le volet militaire qu’il ne faut pas négliger. L’encasernement des ex-combattants des Forces armées des Forces nouvelles (Fn), a repris. Mais les responsables des Fn continuent de réclamer les moyens pour réussir cette opération. Ne craignez-vous pas qu’il y ait à nouveau, blocage à ce niveau et que cela joue sur le 31 octobre ?
Rien n’agira sur le calendrier. Le 31 octobre est une date butoir. Si le 31 octobre, il n’y a pas d’élection, la Côte d’Ivoire va s’engager dans un vide juridique et Laurent Gbagbo ne sera plus chef de l’Etat. Donc tous les Ivoiriens ont intérêt à ce qu’il ait les élections le 31 octobre. Gbagbo n’a pas intérêt à ce qu’il n’y ait pas d’élection le 31 octobre. Encasernement ou pas, nous irons à l’élection. Laurent Gbagbo a la solution pour l’encasernement. Les quelques moyens qu’on demande, qu’il les mette à la disposition des Forces de défense et de sécurité. Ils disent qu’ils ont recueilli des centaines de million pour le désarmement, à travers Abidjan. Pourquoi ne pas les remettre aux forces à désarmer ? Les Forces nouvelles qui auraient pu créer des blocages, montrent leur bonne foi. Ce sont elles qui ont pris les armes et ce sont elles qui ont décidé d’être encasernées aujourd’hui, et Laurent Gbagbo refuse. C’est ce désordre qui profite au Fpi, que nous ne voulons plus. Le 31 octobre, que ce pouvoir parte pour que les Ivoiriens retrouvent une vie normale.

Ce discours, nous l’avons entendu plusieurs fois à la veille des échéances qui n’ont pas été tenues. N’est-ce pas une fois de plus, du bluff ?
Attendez le 31 octobre et on verra. Cette date n’est plus loin. C’est dans seulement moins de trois mois. Laurent Gbagbo sait qu’il ne peut pas passer l’étape du 31 octobre. Il n’a pas intérêt à ce que l’élection n’ait pas lieu le 31 octobre. Nous sommes sereins parce que nous n’avons pas d’armes, de milices. Nous n’avons que notre détermination à faire de la Côte d’Ivoire, un Etat fort. Mais tous les Ivoiriens n’ont pas cette sagesse. Il (Gbagbo) faut qu’il évite la thèse du troisième larron. C’est pourquoi je dis, dans son propre intérêt, il faut que Laurent accepte d’aller à l’élection présidentielle. Que Gbagbo et le Fpi sortent de leur sorcellerie politique pour qu’on y aille. De toutes les façons, dans une élection il y a toujours un gagnant et un perdant. Laurent Gbagbo sait qu’il perdra. Mais s’il perd, il va tomber seul et l’Etat va continuer

Vous faites allusion à son Discours du 7 août, à l’occasion du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire. Que voulez-vous dire par ‘’il va tomber seul’’ ?
En disant aux responsables militaires, ‘’si je tombe, vous tombez’’, c’est un signe de défaite. Il sait qu’il va tomber. Mais il veut emporter avec lui des généraux de l’armée. J’ai un grand respect pour l’armée, pour les grades. Et ces hommes qui portent ces grades, j’ai un grand respect pour eux. Ils ne tomberont pas avec Laurent Gbagbo. Ils ont été des enfants de troupe, ils savent ce qu’est la nation ivoirienne. Je demande aux généraux de rester toujours débout si Laurent Gbagbo tombe. Parce qu’ils auront un chef d’Etat fort. Si Alassane Dramane Ouattara est élu, il fera en sorte que cette armée soit véritablement forte. Cette armée ne sera pas utilisée comme une milice contre le peuple de Côte d’Ivoire. Il fera que cette armée ait les moyens de sa politique. Houphouët-Boigny, Henri Konan Bédié et Guéi Robert, sont partis mais l’armée est toujours là. Elle demeurera après Laurent Gbagbo.

Nous allons conclure avec le Rhdp. Au niveau de cette coalition dont fait partie le Rdr, on a comme une cassure après la marche avortée des jeunes de l’opposition. Quelle est la situation réelle au niveau du Rhdp ?
Il n’y a pas de cassure. On a dit simplement aux jeunes que la marche était reportée. Ils attendent qu’on leur donne le mot d’ordre d’une date pour la marche. Les jeunes s’organisent, ils sont prêts. Ils voulaient marcher pour réclamer une date des élections. On a obtenu le 31 octobre. Quiconque se trompera pour empêcher la tenue de la présidentielle le 31 octobre 2010, nous trouvera sur son chemin. Il saura ce jour là que la marche a été simplement reportée. C’est pourquoi je demande à nos jeunes de continuer la sensibilisation et la mobilisation sur le terrain parce que la marche aura lieu si les gens ne veulent pas aller aux élections.

Entretien réalisé par
BAMBA Idrissa

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