L'Eurogroupe est prêt à aider la Grèce

Publié le par sethkokohongrie

EURO.jpgAprès plusieurs semaines de négociations et d'hésitations, les ministres des finances de la zone euro ont clarifié, lundi soir, les modalités techniques d'un dispositif d'assistance financière à la Grèce. Le mécanisme retenu consistera en des prêts bilatéraux, dont le calendrier, le montant et les taux d'intérêt ne seront pas rendus publics pour le moment. Et, à la demande de l'Allemagne, les dirigeants des Vingt-Sept devront l'endosser politiquement lors d'un prochain sommet européen, sans doute les 25 et 26 mars. Les participants se sont montrés avares en détails sur le plan d'aide, qui, selon des sources européennes, pourrait porter sur 20 à 25 milliards d'euros. Si l'aide venait à être apportée à la Grèce, elle serait la première octroyée à un pays de la zone euro depuis la création de l'Union monétaire en 1999.

"Nous avons clarifié les modalités techniques qui nous permettront de prendre une action coordonnée" pour aider la Grèce, a annoncé le président de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, à l'issue d'une réunion de ce forum des grands argentiers à Bruxelles.

Ce plan d'action doit encore être faire l'objet d'une approbation par les chefs d'Etat et de gouvernement européens, donc de la chancelière allemande Angela Merkel, qui s'est montrée très réticente jusqu'ici à l'idée même de sortir son chéquier. Il "pourra être activé rapidement si une telle nécessité devait se présenter", a assuré M. Juncker à la presse. A ce stade, néanmoins, "les autorités grecques n'ont pas demandé une aide financière", et "nous pensons que la question ne se posera pas", a-t-il précisé. "Ça n'est pas un mécanisme qui est nécessaire aujourd'hui", a renchéri la ministre de l'économie française, Christine Lagarde, en parlant plutôt d'un "travail d'anticipation".

Tous ont salué à nouveau les mesures d'austérité prises par le gouvernement grec, qui ont poussé des dizaines de milliers de Grecs dans la rue pour protester. Le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a estimé que le pays était désormais "en bonne voie" pour atteindre son objectif de réduire cette année de quatre point de pourcentage son déficit public, par rapport aux 12,7 % du PIB de l'an dernier.

Par Le Monde.fr

Publié dans Europe

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