Processus électoral : Ce que Gbagbo et Soro ont convenu, hier

Publié le par sethkokohongrie

oimg-laurenEn attendant la prochaine réunion du Cadre permanent de concertation (Cpc), le chassé-croisé reprend. Rentré, jeudi soir, d’un séjour de cinq jours au Maroc, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a rencontré, hier, son Premier ministre, Guillaume Soro. Et, même si, pour l’heure, rien n’a filtré de cet entretien entre les deux têtes de l’exécutif ivoirien, on peut assez aisément deviner que les deux hommes ont abordé la question de la relance du processus électoral. De source proche du locataire du palais présidentiel, la poursuite du ‘’dialogue républicain’’ a également occupé une bonne place dans les discussions que MM. Gbagbo et Soro ont eues. Car, au terme de la rencontre du 2 juin dernier au palais présidentiel et qui a réuni, en plus des deux chefs de l’exécutif, les opérateurs techniques et les représentants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) et du Rassemblement des républicains (Rdr), il avait été annoncé une réunion de haut niveau. Destinée à relancer véritablement le processus électoral, celle-ci doit avoir comme acteurs, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, le Premier ministre, Guillaume Soro et les présidents du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié et du Rdr, Alassane Ouattara. C’est d’ailleurs pour la préparer que le chef du gouvernement a rencontré, le samedi 4 juin, M. Ouattara et le 7 juin, M. Bédié. Pour ce qui est de la réunion d’hier entre les deux chefs de l’exécutif, il s’est agi de plancher, en premier ressort, sur le nouveau mode opératoire de vérification de la liste blanche et sur le chronogramme de finalisation de la liste définitive. Le calendrier de la rencontre avec les deux poids lourds de l’opposition n’a donc pas été passé sous silence. Par ailleurs, selon un collaborateur du chef de l’Etat, le président burkinabé, Blaise Compaoré, Facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien est attendu à Abidjan, fin juillet, pour une réunion du Cpc. Selon toute vraisemblance, ce Cpc s’annonce décisif dans la mesure où il apparaît comme le dernier avant les joutes électorales dans la mesure où, disent les techniciens, il possible que la liste définitive soit disponible autour de cette même période. On peut dès lors se risquer à croire que le bout du tunnel n’est pas loin pour les Ivoiriens. Ainsi, le Cpc viendrait entériner le chronogramme qui aura déjà été validé par les principaux acteurs de la sortie de crise. Il n’attendrait que le décret du chef de l’Etat pour le constitutionnaliser. Outre l’horizon qui se dégage pour l’organisation des élections, le Cpc de fin-juillet est important parce que le Facilitateur burkinabé a clairement fait savoir qu’au-delà de 2010, il n’est pas sûr d’être aussi disponible pour continuer sa médiation dans la crise ivoirienne. Ce qui est pour le moins certain, c’est que Guillaume Soro aura réussi son pari de ne pas s’engager dans un ‘’fétichisme’’ de dates, tant qu’il n’y aura pas de visibilité sur la liste électorale définitive qui conditionne, en grande partie, le chronogramme électoral. Mais la prudence étant de mise, la question des moyens financiers nécessaires à l’achèvement du processus de désarmement doit être traitée avec diligence par les autorités compétentes. Car, à l’évidence, ceux qui tirent profit de la situation de crise n’ont pas encore lâché prise.

Marc Dossa

En attendant la prochaine réunion du Cadre permanent de concertation (Cpc), le chassé-croisé reprend. Rentré, jeudi soir, d’un séjour de cinq jours au Maroc, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, a rencontré, hier, son Premier ministre, Guillaume Soro. Et, même si, pour l’heure, rien n’a filtré de cet entretien entre les deux têtes de l’exécutif ivoirien, on peut assez aisément deviner que les deux hommes ont abordé la question de la relance du processus électoral. De source proche du locataire du palais présidentiel, la poursuite du ‘’dialogue républicain’’ a également occupé une bonne place dans les discussions que MM. Gbagbo et Soro ont eues. Car, au terme de la rencontre du 2 juin dernier au palais présidentiel et qui a réuni, en plus des deux chefs de l’exécutif, les opérateurs techniques et les représentants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) et du Rassemblement des républicains (Rdr), il avait été annoncé une réunion de haut niveau. Destinée à relancer véritablement le processus électoral, celle-ci doit avoir comme acteurs, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, le Premier ministre, Guillaume Soro et les présidents du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié et du Rdr, Alassane Ouattara. C’est d’ailleurs pour la préparer que le chef du gouvernement a rencontré, le samedi 4 juin, M. Ouattara et le 7 juin, M. Bédié. Pour ce qui est de la réunion d’hier entre les deux chefs de l’exécutif, il s’est agi de plancher, en premier ressort, sur le nouveau mode opératoire de vérification de la liste blanche et sur le chronogramme de finalisation de la liste définitive. Le calendrier de la rencontre avec les deux poids lourds de l’opposition n’a donc pas été passé sous silence. Par ailleurs, selon un collaborateur du chef de l’Etat, le président burkinabé, Blaise Compaoré, Facilitateur du dialogue direct inter-ivoirien est attendu à Abidjan, fin juillet, pour une réunion du Cpc. Selon toute vraisemblance, ce Cpc s’annonce décisif dans la mesure où il apparaît comme le dernier avant les joutes électorales dans la mesure où, disent les techniciens, il possible que la liste définitive soit disponible autour de cette même période. On peut dès lors se risquer à croire que le bout du tunnel n’est pas loin pour les Ivoiriens. Ainsi, le Cpc viendrait entériner le chronogramme qui aura déjà été validé par les principaux acteurs de la sortie de crise. Il n’attendrait que le décret du chef de l’Etat pour le constitutionnaliser. Outre l’horizon qui se dégage pour l’organisation des élections, le Cpc de fin-juillet est important parce que le Facilitateur burkinabé a clairement fait savoir qu’au-delà de 2010, il n’est pas sûr d’être aussi disponible pour continuer sa médiation dans la crise ivoirienne. Ce qui est pour le moins certain, c’est que Guillaume Soro aura réussi son pari de ne pas s’engager dans un ‘’fétichisme’’ de dates, tant qu’il n’y aura pas de visibilité sur la liste électorale définitive qui conditionne, en grande partie, le chronogramme électoral. Mais la prudence étant de mise, la question des moyens financiers nécessaires à l’achèvement du processus de désarmement doit être traitée avec diligence par les autorités compétentes. Car, à l’évidence, ceux qui tirent profit de la situation de crise n’ont pas encore lâché prise.

Marc Dossa

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Publié dans News Abidjan

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