Rachat du Monde : Nicolas Sarkozy a reçu le directeur du journal

Publié le par sethkokohongrie

965689.jpgLe président de la République aurait souligné à Eric Fottorino que l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a reçu cette semaine le directeur du Monde, Eric Fottorino, et lui a donné son avis sur la recapitalisation du groupe, a confirmé vendredi 11 juin la direction du journal.

"Je confirme qu'on s'est parlé et qu'on s'est rencontré", a dit Eric Fottorino interrogé par l'AFP. Plusieurs médias s'étaient fait l'écho de cette conservation.

Questionné sur une politisation du dossier, il a indiqué "rester dans sa mission et celle du directoire de mener à bien, avec le conseil de surveillance et les sociétés des rédacteurs et de personnel, cette recapitalisation du Monde".

"Qu'il y ait un regard politique, cela a toujours été depuis 1944 (ndlr: création du Monde), il y a toujours eu un regard du pouvoir et ça ne va pas changer", a-t-il reconnu.

 

"Pas grâce à ses yeux"

Selon une source de la rédaction, Eric Fottorino s'est exprimé jeudi devant les journalistes du Monde, indiquant avoir été reçu cette semaine par le président de la République qui a souligné que l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux.

Le directeur du Monde a souhaité "ne pas vouloir alimenter une polémique, je ne veux pas entrer dans quelque chose en plus qui pourrait laisser penser que je veux favoriser telle ou telle candidature" à la recapitalisation du Monde.

 

Jusqu'à vendredi 19h

Les candidats à une prise de contrôle du Monde ont jusqu'à vendredi 19h pour déposer leurs offres finalisées. Certains ont déjà demandé un assouplissement du calendrier sur lequel le Conseil de surveillance prévu lundi devra se prononcer.

Outre l'offre annoncée par le trio Bergé-Pigasse-Niel, le groupe Le Nouvel Observateur doit faire une offre avec un associé non encore dévoilé. L'Espagnol Prisa, déjà actionnaire à plus 15% du Monde, est également sur les rangs mais a posé des conditions, notamment en matière de délais, afin d'examiner plus avant la situation du groupe.

(Nouvelobs.com avec AFP)

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