Repli meurtrier des mercenaires et miliciens/Attention à la reprise de la guerre à l`ouest

Publié le par sethkokohongrie

ThaksinPartis de l'ouest pour se battre à Abidjan et dans d'autres villes ivoiriennes, de nombreux miliciens et mercenaires acquis à la cause de Laurent Gbagbo, acculés par les Frci, fuient à nouveau vers l'ouest en commettant des atrocités. Ils sont traqués mais se déchargent sur les populations civiles. De fait, l'ouest ivoirien est à nouveau exposé à la guerre. Dans un communiqué lu le dimanche dernier par le capitaine Alla Kouakou Léon, porte-parole du ministère de la Défense, il est fait cas des tueries et grabuges perpétrés, tout le long de leur chemin de fuite sur la côtière par les mercenaires et miliciens de Gbagbo mis en déroute à Abidjan. Ainsi, partis de Yopougon, ils ont traversé Dabou, Grand-Lahou, Fresco et sont présentement à Sassandra et dans la région de Soubré où ils continuent de semer la mort. Les Frci les traquent, mais force est de reconnaitre qu'ils portent sur eux des germes de violence qui pourrait, si on n'y prend garde, faire reprendre la guerre à l'ouest. Car, en vérité, c'est la région de l'ouest qui est en train d'être leur destination finale. Ils fuient, dit-on, vers le Libéria, via Tabou et peut-être Taï, ou Bloléquin et Toulépleu qui ont déjà payé chèrement la note de la folie meurtrière de ces chiens de guerre recrutés et armés par des barons de LMP. Ils ont déjà fait plus de 140 morts, pour la plupart des populations civiles. Combien en feront-ils avant de franchir la frontière, si toutefois ils en sont capables ? Combien tueront-ils si jamais ils n'arrivent pas à franchir la frontière et s'établissent une fois de plus dans les forêts de l'ouest pour organiser leur guérilla ? Il faut le dire tout net : l'ouest est à nouveau menacé par la guerre au moment où tout le reste du pays retrouve la normalité et que chacun des Ivoiriens chante à nouveau les vertus de la paix. Jusqu'à quand l'ouest sera-t-il en guerre du fait de ces miliciens et mercenaires ? Vivement que les autorités prennent des mesures draconiennes pour épargner la région de l'ouest de cette autre tragédie imminente qui finira sans doute par le rayer totalement de la carte de la Côte d'Ivoire.
Eddy PEHE

Le Nouveau Réveil

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