Tagro et ses proches - De la sérénité à la panique

Publié le par sethkokohongrie

Dès l’annonce, dimanche, de l’ouverture d’une enquête du procureur de la République pour passer au peigne fin la gestion du ministre Désiré Tagro, ses proches collaborateurs n’ont cessé d’afficher leur sérénité et à crier sur tous les toits que leur champion sortirait grandi et blanchi de cette affaire. Selon eux, ces enquêtes seraient l’occasion de rabattre le caquet à Mamadou Koulibaly et à tous ceux qui pensent comme lui. Ils indiquent que, c’est après avoir entendu Affi N’Guessan, Mamadou Koulibaly et Tagro séparément que le chef de l’Etat a pris la décision de blanchir son ministre de l’Intérieur. Il voulait classer l’affaire révélée par le président du Parlement. Mais, c’est Tagro, lui-même, qui a suggéré qu’une enquête soit ouverte par le procureur afin de le blanchir définitivement. « Depuis quand avez-vous vu un ministre en fonction être incriminé par un procureur qui reçoit des ordres de ce ministre. Si réellement Gbagbo avait l’intention de nuire à Tagro, c’est aux députés qu’il aurait confié l’enquête », nous a lancé l’un d’entre eux. Un autre d’ajouter que : « Gbagbo ne peut pas se débarrasser de Tagro parce que celui-ci est l’homme à tout faire du président ». Le ministre de l’Intérieur a, lui-même, affiché une grande sérénité face à notre confrère Fraternité Matin, le 21 juin : « Je prends acte. C’est une épreuve de vérité. J’attends que l’enquête livre ses secrets avant de me prononcer.»
Mais, plus les jours passent, dans le camp du mis en cause, on est gagné par l’inquiétude. Signe visible, des jeunes gens ont été mobilisés pour marcher sur l’Assemblée nationale, sans succès lundi. De même, le fait que certains conseillers juridiques du président de la République se plaignent de n’avoir pas été associés à la rédaction du communiqué inquiète le ministre de l’Intérieur. Aussi, le silence troublant de la galaxie patriotique d’habitude prolixe en pareille circonstance, inquiète-t-il les hommes de Tagro. On a vu Blé Goudé s’autoriser à attaquer le Premier ministre sans aucune retenue alors que celui-ci est le dépositaire de l’Apo, mais ici, il ne parle pas. Malgré l’apparente sérénité chez le sécurocrate du régime Fpi et les siens, quand ils se remémorent les circonstances dans lesquelles des barons comme Lida Kouassi, Allou Eugène, Placide Zougrana sont tombés, ils reviennent sur terre. Ils savent que si la tension et la pression montent, Gbagbo n’hésitera pas à lâcher son ministre.
Traoré M. Ahmed.

Source:L'expression

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