Thaïlande : session ajournée du Parlement sous la pression des pro-Thaksin

Publié le par sethkokohongrie

Thaksin.jpgPlusieurs centaines d'opposants thaïlandais ont réussi mercredi à franchir un cordon des forces de sécurité et à pénétrer brièvement dans l'enceinte du parlement à Bangkok avant de quitter les lieux.

 

Les "chemises rouges", qui réclament la démission du premier ministre thaïlandais, ont pénétré mercredi dans la cour du Parlement, où la session quotidienne avait été ajournée, a indiqué le secrétaire général de celui-ci. "Des centaines d'entre eux sont dans les locaux du Parlement", "ils ont utilisé un camion pour casser la grille mais, pour l'instant, il n'y a pas eu de violences", a-t-il ajouté, expliquant que cent cinquante policiers assuraient la sécurité du bâtiment.

La chambre basse thaïlandaise a ajourné sa session, mercredi 7 avril, après le départ de nombreux députés, mis sous pression par plusieurs milliers de "chemises rouges" qui manifestaient autour du Parlement en réclamant des élections anticipées. Environ cinq mille manifestants, favorables à l'ex-premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, se sont rendus dans la matinée devant le siège du Parlement. Le président de la chambre basse a ajourné la session alors que de nombreux parlementaires et le premier ministre, Abhisit Vejjajiva, avaient décidé de quitter les lieux. "La session est fermée faute de quorum", a-t-il indiqué.

La tension est montée d'un cran depuis mardi dans la capitale, où les manifestants qui veulent la chute du gouvernement ont provoqué les forces de l'ordre et défilé dans des sites stratégiques tandis qu'une grenade faisait deux blessés devant le siège du parti du premier ministre, le Parti démocrate. Des heurts sporadiques ont aussi émaillé un face-à-face entre policiers anti-émeutes et "chemises rouges". Les manifestants ont pris un avantage stratégique majeur en occupant depuis samedi un quartier touristique et d'affaires de la capitale, paralysant l'activité d'hôtels de luxe et de centres commerciaux, dont les pertes se comptent en millions d'euros. Selon la police, ils étaient trente-sept mille dans ce quartier mardi soir, et dix-huit mille de plus sur une autre avenue de la ville, où ils sont installés depuis le 14 mars.

Publié dans ASIE

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