YAO N’DRE disqualifie

Publié le par sethkokohongrie

 C’est déjà le moment des comptes devant le tribunal de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire ; interpelés par leur propre peur pour certains ; par ce qui leur reste de conscience humaine pour d’autres ; et pour d’autres encore, par la force qui a changé de camp quand le peuple et la loi en ont décidé ainsi.

On a vu se succéder à la tribune des allégeances, des personnalités de la République parmi les plus exaltés défenseurs du camouflet souverainiste de la politique égocentrique et suicidaire de Laurent GBAGBO.

Les premiers furent les hommes des forces armées et des forces de sécurité dans un ton où s’entremêlaient sincérité du civisme républicain des plus dignes, peur et hypocrisie des lâches, ennemis du peuple.

Puis, ce fut le tour des présidents d’institutions aux noms desquelles ils sont venus reconnaître, chacun, l’élection de S.E.M. Allassane Dramane OUATTARA et signifier leur disponibilité à servir la République dont il est président.

Dans la forme de son discours et dans le fond de son âme froide, c’est un TIA KONE écrasé qui a fait un saut d’énergie morale pour réaliser que celui qu’il avait insidieusement jugé inéligible en 2000 pour « nationalité douteuse »est désormais celui que le peuple ivoirien s’est donné pour chef.

Et, comme si la reddition de Laurent GBAGBO était l’acte de certification des résultats de l’élection, il a fallut attendre quatre mois pour voir arriver à son tour, aux côtés de la République, l’autre Laurent qui porte le faux logo de l’Houphouëtisme.

Quatre mois pendant lesquels Laurent GBAGBO a pris des ordonnances et décrets de braquages d’institutions financières et de nominations aux fonctions d’administrations publiques sans que cela n’émeuve le très « légaliste » Koulibaly Mamadou qui s’érige aujourd’hui en donneur de leçons sur la conformité constitutionnelle des actes de gestion du président ADO.

Sachez, M.Koulibaly d’Azaguié que le secret des confidences que vous avez partagées à la date du jeudi 14 avril à ACCRA avec M. YAO N’DRE sur les motivations réelles de votre retour est dévoilé.

En s’adressant à l’institution du conseil constitutionnel, ce n’est pas de la personne de M. YAO N’DRE que l’Union Africaine attend forcement l’investiture du président Allassane Dramane OUATTARA.

Car, en toute ignorance volontaire des engagements internationaux pris par l’Etat et acceptés par toutes les parties du processus électoral; en toute contradiction de l’article 64 du code électoral ivoirien et en toute défiance du peuple, ce monsieur s’est montré incapable de se soustraire à la corruption partisane qui caractérise le mauvais juge.

Il a ainsi décrété l’incivisme au sommet de l’Etat qui a plongé la nation dans les feux d’une crise entre le peuple luttant pour le respect de son vote et le régime déchu de GBAGBO, accroché aux privilèges du pouvoir par les armes de miliciens et mercenaires étrangers.

Les organisations et institutions internationales l’ont d’ailleurs inscrit au nombre des personnes frappées de sanctions pour inconduite professionnelle et civique.


Excellence monsieur le président, votre investiture à Yamoussoukro, sous le regard protecteur du père de la nation, est l’instant solennel qu’attendent les ivoiriens pour montrer au monde, celui qu’ils ont choisi pour chef.

De hautes personnalités du monde entier sont attendues à cette occasion. Ne permettez pas à YAO N’DRE de souiller de ses mains impures et de sa voix venimeuse, la brillance de cette cérémonie que nous imaginons mémorable.

En attendant de répondre de son imposture devant la justice, laissez-le souffrir encore dans sa prison de conscience infirme qui le marquera à jamais ; lui et sa famille, sur des générations. Blâme et déshonneur à lui!

 source LEBANCO

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