Les snipers frappent et tuent à Koumassi

Publié le par sethkokohongrie

Koumassi, commune populaire d’Abidjan, l’horreur ce mercredi matin quand deux individus qui vaquaient leurs occupations sont tombés sous les balles des forces de l’ordre dans le quartier Cayera.

Alors qu’aucune manifestation n’était prévue ce jour dans cette zone favorable au Rhdp d’Alassane Ouattara, que le calme était revenu après les heurts survenus entre les forces de l’ordre et des jeunes réclament la victoire de Ouattara, des éléments armés, cagoulés à bord de 4*4 ont fait irruptions dans le quartier pour débarrasser les barricades dressées par les populations en guise de protection du quartier face à la menace sécuritaire. « Ils ont débarqués d’un coup et ont commencé à tirer sur les passants alors que tout était calme, leurs tirs ont touché deux individus qui sont morts devant nos yeux cadeau, l’un deux était un père de famille qui revenait d’un kiosque à café et qui se rendait chez lui, les corbillards sont venus ramasser les corps cet après midi » témoigne Alain rencontré ce mercredi après midi non loin de l’église st Etienne dans le quartier dit de « Koumassi Remblais » à ses côtés Kouao nous interpelle : « ils veulent nous tuer tous ou quoi, nous on a pas d’arme, les jeunes du quartier ont disposé les barricades pour notre protection, la nuit, ça ne fait que de tirer, on entant le bruit des tirs des armes lourdes et de fusils depuis et ça ne s’arrête pas, on est fatigué et on a peur ».

Un autre fait marquant qui apeure les populations des quartiers de Koumassi, la présence de snipers eux aussi cagoulés sur les toits de certains immeubles qui ouvrent le feu sur les populations. C’est le constat observé pour koaci.com dans la nuit de mardi à mercredi par « H », un jeune étudiant qui vit dans le quartier « st Etienne ». « Dans le quartier, y’a de hauts immeubles, les snipers sont positionnés sur les toits et communiquent à l’aide d’oreillettes, ils sont cagoulés et tirent dès qu’un groupe de jeunes se forme, il y a déjà eu plusieurs victimes, une dizaine de personnes auraient déjà été victime de leurs tirs», « h » ajoute : « Ces snipers ont jeté la psychose dans le quartier, le bruit de leur présence et de leur action s’est répandu à la vitesse grand v, ici ça va vite vous savez, on a peur, on ose même plus sortir, nos nuits sont accompagnées d’inquiétudes car on ne sait pas ou tout ça va aller, chaque jour des morts… ».

Ce mercredi après midi l’ambiance est lourde au Remblais comme dans l’ensemble de la capitale économique ivoirienne. Nous constatons un sentiment de peur qui se lit à travers les regards fuyant ou soucieux de ceux qui osent encore sortir souvent par obligation ou nécessité. Le sentiment que la fin est proche est de plus en plus persistant dans le camp des supporters de Ouattara, pour les autres, l’heure est à la résistance.

En attendant la fin du scénario, les chapitres s’assombrissent au fur et à mesure que la haine s’installe dans ce pays jadis paisible et généreux.

 source /Amy, Koaci.com Abidjan

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